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dimanche 15 février 2015

Elle s'en est allée...


Elle s'en est allée... La tristesse a fini par laisser tomber. Elle s'est lassée de moi, elle m'a quittée pour un autre, elle a décidé de partir, elle s'est éteinte d'elle-même, elle a achevé de se consumer, ou c'est tout simplement moi qui l'ai oubliée...

Elle ne m'habite plus. Elle ne me poursuit plus. Elle ne me hante plus.

Je lui avais fait une place en moi. Elle prenait parfois la forme d'une souffrance intense, parfois celle d'une douce mélancolie. Amie et ennemie. Elle était là, près de moi, au creux de mon cœur.

Elle a disparu. Elle ne me manque pas.

Il fut un temps, pourtant, où je craignais sa disparition. La tristesse était tout ce qu'il me restait de lui. La voir disparaître, c'était le laisser partir pour de bon.

Il n'y a pas si longtemps, elle me transperçait encore souvent le cœur. Des "tu me manques" me traversaient l'esprit. Et puis, du jour au lendemain... Plus rien. Pourquoi la tristesse la veille et le néant le lendemain ? Ça a été tellement soudain que j'ai mis du temps à m'en rendre compte.

La tristesse s'en est allée. Elle m'a laissée seule avec moi-même. Seule avec mon sourire.

lundi 3 novembre 2014

Elle s'en va quand, la tristesse ?



Elle s'en va quand, la tristesse ? Elle s'en ira quand, la tristesse ?

Elle est là, au creux de moi, elle ne me quitte pas. Elle m'accueille à la première sonnerie de mon réveil, elle m'accompagne sous la douche, elle brille avec le soleil et pleure avec la pluie, elle prend le tram avec moi, à l'aller comme au retour. Elle flotte dans mes rêves, elle se déchaîne dans mes cauchemars.

Elle est là quand je ris, elle est là quand je vis. Elle ne me quitte pas. Jamais. Même quand je passe des bons moments, même quand suis heureuse. Il lui arrive de mettre la sourdine, de me laisser tranquille le temps d'une journée et puis la voilà qui remontre le bout de son nez, la voilà qui éclate dans mes sanglots.

La tristesse ne me quitte pas. Le souvenir de lui ne me quitte pas.

Il m'arrive de l'oublier le temps d'une conversation avec un autre garçon. Il m'arrive même de sortir avec certains des autres garçons en question. Ils me plaisent, je me convaincs de leur laisser une chance. Quelques jours agréables, quelques verres, quelques restos, quelques baisers, quelques battements de cœur accélérés.

Et puis je me lasse, et puis la tristesse me rattrape. Ils ne me font pas vibrer, ou pas assez. Je les laisse sur le bord du chemin et ils n'y comprennent rien. Oui, c'était sympa, non, ils ne l'ont pas imaginé. Mais comment se contenter du "sympa" quand on a connu le "magique" ? Comment leur expliquer ma tristesse et l'ombre de l'homme qui l'accompagne ? Celui avec qui ce n'était pas juste "sympa", celui avec qui c'était "merveilleux" ? Celui que j'ai aimé avec un grand A et qui m'empêche d'aimer à nouveau avec un petit. Celui que je n'arrive pas à oublier, celui dont j'aime toujours le souvenir. Le souvenir, parce que lui, je ne sais pas qui il est devenu.

Alors je n'explique pas aux garçons. Je me contente de leur laisser un bout de ma tristesse. Je la partage avec eux, puisque me voir partir les rend tristes à leur tour. Et comme je déteste ça, comme je préfère garder ma tristesse pour moi, je décide d'arrêter de la partager. Je décide d'attendre qu'elle s'en aille plutôt que de continuer à l'éparpiller autour de moi.

Elle s'en va quand, la tristesse ? Elle s'en ira quand, la tristesse ?

mardi 12 août 2014

Les plus belles sont parfois les plus tristes...

*** Est-ce que quelqu'un peut m'expliquer pourquoi mon texte est surligné en blanc alors que je n'ai pas activé le surlignage en blanc? Et la mise en page complètement bizarre ? Grrrrrrr !!!!!! ***
 
 
 
 
 
 
Je me suis souvent dit que les histoires d’amour les plus belles étaient aussi les plus tristes.
La première histoire d’amour aussi belle qu’impossible et triste qui m’a marquée, c’est celle de Buffy et Angel (la tueuse de vampire et son beau vampire, chacun ses références !). J'avais quinze ans. Après, ça a été le film N’oublie jamais (bon, d'accord, cette histoire impossible-là se révèle finalement possible mais ça ne m'a pas empêchée de verser toutes les larmes de mon corps en la visionnant), puis le roman Noces indiennes. À chaque fois, c’est pareil : ces histoires m’emmènent, m’emportent, me font pleurer.
 
J’ai souvent pensé à nous de cette manière-là : une très belle histoire mais une histoire un peu triste quand même, parce qu’impossible ou presque…

Peut-être que c’est une chance, en fait. Que l’histoire s’arrête quand elle est belle, quand les amoureux s’aiment, quand la vie quotidienne n’a pas entamé le parfait des débuts.

Et pourtant… Dans les films, les séries et les romans, c’est systématique : j’imagine des fins alternatives, des fins heureuses où ils finiraient ensemble, où ils vivraient heureux jusqu’à la fin de leurs jours et où ils auraient beaucoup d’enfants. J’imagine une fin où leur histoire aurait été possible, où leurs choix auraient été différents, et je râle sur ces auteurs qui sont décidément bien trop cruels avec leurs personnages.
 

Je suis heureuse d’avoir vécu cette histoire, je suis heureuse de posséder une série de magnifiques souvenirs… Et pourtant, qu’est-ce que j’aurais aimé avoir plus que des souvenirs, qu’est-ce que j’aurais pas donné pour que ce soit possible, pour que la vie ait été différente, pour pouvoir vivre un quotidien qui entame le parfait des débuts, pour faire un bout ou tout un chemin avec lui...


 



Un jour, j'écrirai une histoire d'amour impossible. Mais une histoire d'amour impossible qui finit bien... Parce que je veux croire que la vie est simple et que c'est nous qui la rendons compliquée. Parce que je veux croire aux histoires qui finissent bien. Parce que je crois aux histoires qui finissent bien.

samedi 2 août 2014

Orages et éclaircie

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Me voilà de retour de vacances. Une semaine de soleil, de piscine, de Sud, de France, de nuage et de pluie. Une semaine de drôle de famille, une maman, un nouveau beau-père,  une nouvelle... Comment on dit quand il n'y a aucun lien de sang? On dit demi-sœur?

J'ai détesté.
 
Pas les vacances en elles-mêmes, pas la drôle de famille,  pas le soleil ni même la pluie. J'ai détesté être triste toute la journée, j'ai détesté le trou dans mon cœur qui m'empêchait de m'endormir le soir et qui me réveillait la nuit, j'ai détesté le manque, j'ai détesté la douleur, j'ai détesté la jalousie, j'ai détesté son silence, j'ai détesté l'angoisse, l'angoisse sortie de nulle part avec laquelle je n'avais jamais fait connaissance auparavant.
 
Ça allait pourtant mieux.
 
Et puis, après cinq jours de vacances, une éclaircie, une conversation miraculeuse, de celles qui mettent du baume au cœur. Les gens sont étonnants, parfois. Le nouveau beau-père a trouvé des mots que je connaissais déjà pour les avoir pensés mais le fait de les entendre dans la bouche de quelqu'un d'autre... Après ça, il ne restait qu'un jour de vacances mais un jour avec un soleil à la place du trou dans mon cœur.
 
Depuis, j'ai pris l'avion, puis le taxi, je suis de retour dans mon petit appartement, triste que ce soit fini mais heureuse d'être chez moi. Peut-être que les chagrins d'amour ne se soignent pas au soleil, peut-être qu'il n'y a que dans mon lit que je suis capable de dormir bien malgré la tristesse.
 
C'était une belle histoire. Je déteste quand les belles histoires ont une fin.

samedi 19 juillet 2014

Premier baiser


J'ai lu un livre. J'ai lu un livre, un roman dans lesquels deux amoureux échangent leur premier baiser. Le roman n'avait rien d'extraordinaire, une histoire d'amour banale (mais en existe-t-il une qui le soit vraiment, banale ?) qui aura au moins eu le mérite de m'emmener quelques mois en arrière.

Nos doigts, nos lèvres.

Je me souviens à quel point mes sentiments pour toi étaient forts, à quel point le besoin de te toucher était envahissant. Pressant. Obsédant. Enivrant.

Je n'oublierai jamais ce que j'ai ressenti quand tes doigts ont effleuré ma main, puis quand nos doigts se sont noués... Rien que nos doigts, même pas nos mains. La témérité a ses limites. Tant de sensations, tant d'émotions, tant d'intensité durant ces quelques instants... Tant de frissons pour un si petit geste...

Je n'aurais sans doute pas osé faire les premiers pas que tu as faits, pas osé passer de l'envie aux gestes. Je suis heureuse que tu aies été téméraire pour deux, heureuse que tu sois passé de l'envie aux gestes, heureuse qu'on soit passés de l'envie aux gestes. Vraiment heureuse...
 
Grâce à ça, quand je lis un livre dans lequel deux amoureux échangent un premier baiser, je pense à nous, je pense à nos doigts, puis à nos lèvres, et je souris...